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Publication des chiffres clés des incubateurs publics membres du réseau

18/04/2013 Thème : Actualités Réseau/lobbying

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APRÈS AVOIR ÉTÉ SALUÉ PAR LA COMMISSION BEYLAT-TAMBOURIN, LE TRAVAIL DES INCUBATEURS PUBLICS EST ILLUSTRÉ EN CHIFFRES PAR UNE ENQUÊTE NATIONALE PUBLIÉE PAR RETIS

RETIS, porte-parole du réseau de l’Innovation en France, se réjouit que le travail des incubateurs publics ait été salué par le rapport de la commission Beylat-Tambourin et qu’il  soit proposé de les renforcer.

En complément, RETIS publie des chiffres clés issus d’une enquête récente (mars 2013) réalisée auprès de 27 incubateurs publics[1] membres de son réseau.

N.B. Les incubateurs publics font référence aux incubateurs d’entreprises innovantes liés à la recherche publique et soutenus par le ministère chargé de la Recherche, et dont la création fait suite à l’appel à projets de mars 1999 et à la loi sur l'innovation et la recherche de juillet 1999. 30 incubateurs sont ainsi répartis sur le territoire national.

  • Création d’emplois

Les entreprises créées à partir des incubateurs publics représentent à ce jour 14 000 emplois.

Depuis leur création en 1999, les incubateurs publics ont donc contribué à créer l’équivalent d’une ETI de 1000 personnes chaque année.

Une grande partie de ces emplois est liée au transfert de technologies issues de la recherche publique. Ce sont donc des emplois à très haute valeur ajoutée, difficilement délocalisables et qui génèrent eux-mêmes beaucoup d’autres emplois induits : jusqu’à 5 emplois induits par emploi de R&D selon des statistiques américaines (source : Enrico Moretti, The New Geography of Jobs, Houghton Mifflin Harcourt, 2012).

  • Coût de la création d’emplois

En se limitant aux seuls emplois directs des entreprises incubées, et sans tenir compte des spécificités des nombreux écosystèmes innovants dont les incubateurs sont des acteurs essentiels, le coût moyen par emploi créé (tous financements publics) est de 12 000 €.

  • Entreprises créées

Ces 14 000 emplois ont été créés par 2 350 entreprises innovantes, parmi lesquelles de nombreuses « success stories » comme Critéo, Supersonic Imagine, Varioptic, BeNomad, Biofortis, Ez-Wheel, Genfit, Genomic Vision, Intrasense, Hemarina, Leosphère, Movea, Nanobiotix etc.

L’idée selon laquelle les entreprises issues des incubateurs ne croîtraient pas est donc une perception erronée[2].

  • Pérennité

Le taux de survie de ces entreprises à 5 ans est supérieur à 80%.

  • Financement privé

Les entreprises innovantes issues des incubateurs publics lèvent chaque année plus de 100 M€ en moyenne auprès d’investisseurs privés.

[1] Liste des incubateurs ayant répondu à l’enquête de RETIS : Incubateur régional d’Aquitaine, Avrul, Incubateur Interuniversitaire Impulse, CREALYS, PREMICE, Incubateur Midi-Pyrénées, BUSI Incubateur d’Auvergne, Normandie Incubation, Incubateur Belle de Mai, AGORANOV, ETINCEL, Incubateur PACA EST, SEINARI, Incubateur Lorrain, Atlanpole, Incubateur régional de Picardie, GIE EURASANTE, Incubateur Technologique Territorial de Corse, CARINNA, Emergys, SEMIA, Languedoc Roussillon Incubation, Guyane Technopole, Grain, Incuballiance, Technopole de la réunion, Paris Biotech Santé.

[2] Cette perception provient d’un phénomène connu en économie depuis les années 30 et 50 avec les travaux de Gibrat puis d’Herbert Simon (Prix Nobel d’Economie), en vertu duquel les distributions « statistiques » des tailles d’entreprises ne sont pas « gaussiennes » mais plutôt des distributions de type « Paréto », avec systématiquement des phénomènes de concentration des entreprises en fonction de leur taille (exprimée en nombres d'employés).